L’Internet des oiseaux

L’Internet des Objets, qui représente l’extension de l’Internet à des choses et à des lieux du monde physique, va connecter, d’ici-2025, près de 150 milliards d’objets ou de personnes. Parallèlement à cette extension des capacités des réseaux, la microélectronique va progresser encore et mettre sur le marché des composants de plus en plus petits, moins lourds et plus performants. En particulier, des ensembles de mini capteurs associés à des émetteurs de très petites tailles, pesant moins d’un gramme, sont envisagés. Ces développements sont envisagés dans le but de mieux comprendre le comportement des oiseaux de petite taille.

Les émetteurs ont maigri ces dernières années et ils sont passés de 250 à 20 grammes. Le projet Icarus (International Cooperation for Animal Research Using Space) de l’Institut Max-Planck d’ornithologie, basé à Radolfzell, au bord du lac de Constance, utilise un émetteur de la taille d’une pièce d’un centime et qui pèse 5 grammes, ce qui convient à l’équipement de merles, d’étourneaux et de coucous. En 2020, le poids des émetteurs sera inférieur à un gramme, ce qui autorisera l’appareillage de papillons et de criquets pèlerins.

La faune sauvage pourrait participer à la mise en place de stations de mesure fournissant des informations sur le vent, la météo, la température et le taux d’ozone ou de dioxyde de carbone. Nous pourrions être mieux informés sur le déroulement précis des migrations d’oiseaux. Le projet Icarus devrait être en mesure de mieux connaître les déplacements et le comportement de nombreuses espèces, d’améliorer les modèles climatiques et peut-être annoncer l’imminence de catastrophes naturelles. Le baguage des oiseaux avec GPS, nano émetteurs-capteurs miniaturisés en 5G, est aussi au programme de l’Université de Yale. Le suivi du positionnement de centaines d’oiseaux ou d’insectes pourra être effectué automatiquement. Les capteurs pourront aussi recueillir la valeur de la température corporelle des oiseaux, ce qui pourrait permettre de détecter des infections à distance, et intervenir afin d’éviter la propagation d’un virus susceptible d’être dangereux pour l’homme.

Grâce à l’Internet des Oiseaux, l’analyse des comportements des animaux nous permettra peut-être de mieux prévenir les catastrophes naturelles. Voir également www.sueddeutsche.de/

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Daniel BATTU

Rédacteur en chef

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