Attention à la cybercrimalité !

Selon le rapport annuel de la société Symantec, la cybercriminalité est très active en France. Notre pays est passé en un an de la 14e à la 9e place d’un classement dans lequel dominent la Chine, les Etats-Unis et l’Inde.

Cette recrudescence de la fraude est associée à une nouvelle hausse des « rançongiciels » (ransomwares en anglais) pour lesquelles la France figure au cinquième rang. Selon Kaspersky Lab, plus de 750 000 utilisateurs ont été infectés par un « rançongiciel » dans le monde. Les « rançongiciels » ont représenté plus de 391 000 attaques en France en 2015, soit 2,6 fois plus qu’un an plus tôt. Aux Etats-Unis, les victimes de ces « rançongiciels » ont en tout versé pour 57,6 millions de dollars de rançon depuis 2005. Sur la seule année 2015, 2.500 plaintes ont été enregistrées et les victimes ont versé près de 24 millions de dollars de rançons. En février dernier, des pirates ont pris en otage le système informatique d’un hôpital à Los Angeles et ont reçu l’équivalent de 17 000 dollars en Bitcoins.

Les attaques en déni de service semblent être facilitées avec la fibre. Les ‘rançongiciels’ sont liés à la capacité de payer des victimes des pays riches. Outre la France, les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont concernés par ce type de délinquance numérique. Les techniques qui fonctionnent bien sont imitées rapidement, et les attaques sont recopiées. Les ‘rançongiciels’ se développent aussi sur Android (le système d’exploitation mobile de Google) et sur des montres connectées.

Les arnaques sur les réseaux sociaux ont également fortement augmenté durant l’année écoulée, un domaine où la France se classe seconde en Europe et au quatrième rang mondial, avec 300 000 arnaques détectées. Le vecteur d’infection est souvent l’utilisateur lui-même, car celui-ci agit de manière involontaire. La curiosité conduit à télécharger soi-même un logiciel malveillant.

Au niveau mondial, les vulnérabilités « zero-day », c’est-à-dire utilisant des failles non détectées jusque-là dans un logiciel, ont été multipliées par deux par rapport à 2014 pour atteindre le nombre de 54 découvertes. Plus de 430 millions de variantes inédites de programmes malveillants ont été découvertes en 2015. Voir aussi www.symantec.com/  www.lesechos.fr/

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