Faux documents d’identité et terrorisme

Les terroristes qui ont frappé à Paris ont utilisé des faux documents d’identité que la police belge n’avait pas détectés.

L’enquête belge a permis de démanteler un atelier clandestin belge qui a produit des milliers de documents d’identité pour les terroristes, les criminels et les passeurs. Ces faux documents ont permis à leurs titulaires de voyager librement à travers l’Europe, y compris au Royaume-Uni. Scotland Yard recherche encore si des faux documents ont été utilisés à ses postes de contrôle de Londres et de Birmingham, en particulier ceux de Abdelhamid Abaaoud, le présumé organisateur des attentats de Paris en Novembre et ceux de Mohamed Abrini.

La police belge a effectué neuf arrestations et confisqué des ordinateurs, des scanners, des imprimantes et des presses à chaud, ainsi que 1 300 cartes ID inachevées. La police belge a déclaré que les faux documents « top qualité » ont été vendus en masse à des clients dans des pays comme la Grèce et la Turquie, à des djihadistes ou à des réfugiés entrant en Europe.

Les photographies de certains des terroristes qui ont été saisies au cours de cette perquisition constituent des éléments de preuve pour l’enquête franco-belge. Les terroristes ont utilisé ces documents pour louer des appartements, pour effectuer des transactions financières et pour échapper aux autorités. Si elles avaient agi plus rapidement, les autorités belges auraient peut-être pu empêcher les attaques effectuées à l’aéroport de Bruxelles et sur l’une des stations de métro, le 22 Mars.

Salah Abdeslam, qui, on le suppose, était chargé de gérer la logistique des attentats, a voyagé à travers l’Europe en voiture pour regrouper les djihadistes en Belgique et d’autres pays européens qui étaient rentrés de Syrie déguisés en réfugiés, et leur a fourni des cartes d’identité belges. Les faux documents d’identité leur ont permis de passer à travers au moins deux contrôles de police en Allemagne et en Autriche.

Les cartes d’identité belges, qui peuvent être utilisées à la place des passeports pour voyager au sein de l’UE, ne contiennent pas de données biométriques telles que des empreintes digitales. La fausse carte d’identité coûte € 500. «La qualité des documents contrefaits était telle que les services de police  français ou anglais n’auraient pas été en mesure de détecter la contrefaçon », a déclaré une source policière belge. Voir aussi www.theaustralian.com.au/

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