La base de données des fichiers d’identité centralisés effraie les Français

Le projet de base de données à caractère personnel commun aux passeports et aux cartes nationales d’identité, lié à un fichier unique, baptisé « Titres Electroniques Sécurisés » (TES), devrait être mis en place.

Cette nouvelle base de données devrait rassembler toutes les informations relatives à la photo numérisée du visage, aux empreintes digitales, à la couleur des yeux, aux adresses physiques et numériques, etc. de tous les citoyens titulaires. Sur le plan technique, les deux possibilités peuvent être envisagées : constitution d’un fichier unique centralisé, ou lecture de fichiers individuels contenus sur les puces électroniques des cartes d’identité ou des passeports.

Certains pays africains ont même poussé l’économie plus loin puisque chez eux, une seule carte à puce sert de carte bancaire, de carte d’identité, de santé, de carte de transport ou d’accès à la piscine ou à la bibliothèque. Un système polyvalent et sécurisé aiguille les contrôles d’information et d’accès vers l’administration ou le service compétent. L’interfaçage avec d’autres systèmes de contrôle, par exemple, sur le plan international, est effectué directement par le système informatique national. Tout est possible en informatique, même le renforcement de la sécurisation et tout dépend de ce que demande le législateur et du montant des crédits dont il dispose.

Mais le fichage centralisé fait peur à un certain nombre de juristes et de parlementaires, traumatisés sans doute des souvenirs du passé et probablement ignorants des avantages, et aussi des possibilités offertes par les technologies numériques nouvelles.

L’objectif de la « méga-base de données » vise à lutter contre la fraude d’identité et cherche à améliorer l’efficacité des systèmes de contrôle. Les craintes reposent sur la possibilité que des abus soient perpétrés par des pirates, ou parfois, par certains agents de l’État, ou encore qu’une super panne ne bloque ce bel annuaire tricolore quelques jours avant une échéance électorale.

Malgré la difficulté d’identifier les personnes jugées potentiellement dangereuses lors de leur déplacement, nos décideurs tardent encore à prendre leur décision. Il est clair que les munitions comme les armes à feu présentant des risques potentiels de dangerosité, il est préférable, au nom des grands principes, de fermer toutes les usines de fabrication d’armes. Voir aussi http://www.bbc.com/    www.lemonde.fr/

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