La pratique de la fraude à la carte bancaire décroît

En Europe, en 2012, les ventes sur Internet ont généré un chiffre d’affaires de 300 milliards d’Euros, les nouveaux terminaux connectés à Internet comme les smartphones et les tablettes donnant accès à de nouveaux canaux de vente. Selon ComScore, en décembre 2012, 9,2 % des possesseurs français de smartphones ont utilisé leur téléphone pour acheter un produit ou un service. Mais cette opportunité n’est pas dénuée de risque. Pour les e-commerçants, le risque majeur est celui de la fraude. En France, le taux de fraudes en ligne augmente régulièrement depuis 2007 et il a enregistré une hausse de 20 % en 2011. Les fraudeurs ont recours à des techniques de plus en plus sophistiquées, qui rendent leurs transactions plus « propres » et, par conséquent, plus difficiles à détecter. Pour étudier les moyens dont disposent les e-commerçants français pour mieux traiter le problème de la fraude, CyberSource a analysé les réponses du panel ACSEL sur la fraude en ligne, constitué notamment de quelques-uns des principaux acteurs français, afin de recueillir leurs opinions concernant les principales pratiques de suivi et de contrôle de la fraude. La moitié des e-commerçants interrogés ont enregistré, avec leurs activités en ligne, un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros.

En 2012, le taux de fraude à la carte bancaire sur les sites français a connu son premier recul en 5 ans. La fraude en e-commerce a porté sur 0,290% des paiements contre 0,341% en 2011. Cette baisse mesurée traduit l’efficacité de l’arsenal technique mis en place pour contrer la fraude. En premier lieu, celle du système 3D Secure. Le principe consiste à transmettre un code par SMS à l’acheteur pour finaliser l’achat. La part des paiements réalisés via le 3D Secure est ainsi passée de 23% à 28% en un an. Mis en place en 2008, l’usage du 3D Secure s’est perfectionné. La pertinence de 3D Secure est renforcée lorsque ce protocole est utilisé en association avec d’autres outils. Il permet alors de minimiser l’impact des fraudes. Le seul moyen pour s’attaquer réellement à la fraude « propre » et à la fraude amicale consiste à prendre en compte des facteurs autres que les données de paiement « classiques » et à utiliser des outils tels que l’enregistrement du compte, parallèlement à l’analyse historique et comportementale. Pour en savoir plus, voir www.xerficanal.com/‎  – http://lecercle.lesechos.fr/  – www.cybersource.fr/  et www.associationeconominumerique.fr/

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