Le portefeuille électronique : un défi technique et commercial !

L’agitation est à son comble sur le thème du portefeuille électronique associé au terminal de communication mobile (application aussi appelée « m-paiement »). Le nombre de propositions relatives à ce marché dit « d’avenir » ne fait qu’augmenter. Ces projets proviennent des exploitants de téléphonie mobile, des acteurs des circuits commerciaux, des banques et aussi de quelques acteurs du secteur des nouvelles technologies.

1 – La Commission européenne a approuvé l’accord appelé “Projet Oscar” relatif aux paiements en situation de mobilité, qui a été conclu entre des exploitants britanniques de réseau mobile, Vodafone, Everything Everywhere et O2 afin de faire face à la menace ouverte par le projet Wallet de Google. De leur côté, Verizon, AT&T et T-Mobile ont créé le consortium Isis, centré sur un portefeuille électronique NFC. Ce consortium Isis a négocié des partenariats avec les sociétés émettrices de cartes à puce, y compris avec MasterCard.

2 – Pour sa part, Visa vient de mettre en place en Europe son application de portefeuille électronique sous le nom « V.me ». Cette application devrait être rendue compatible avec les offres similaires, y compris avec celle de MasterCard, qui porte le nom de « PayPass ». MasterCard a édifié un réseau mondial de partenaires dans les domaines bancaires, du transport aérien et du commerce s’interfaçant avec la plupart des téléphones portables, ordinateurs portables et tablettes de communication. L’application PayPass est déjà opérationnelle en Amérique du Nord, en Australie, au Royaume-Uni et sera étendue prochainement à d’autres pays. Des accords relatifs à PayPass ont été conclus avec Google et Sprint.

3 – Les grands réseaux commerciaux américains, dont Walmart, Target et BestBuy, disposeront bientôt, grâce à leur filiale MCX (Merchant Customer Exchange), de leur propre application de paiement mobile, ajoutant encore une variante nouvelle au portefeuille électronique associé au terminal téléphonique.

En conclusion, cette période mouvementée liée à la création d’applications voisines de paiements, mais de noms différents par des acteurs associés ou partenaires, peut faire apparaître des difficultés d’emplois ou des risques de fraudes. Aussi, les utilisateurs sont-ils invités à respecter scrupuleusement le mode d’emploi de leur portefeuille électronique et à vérifier avec soin les couleurs des logos apparaissant sur l’écran de leur terminal. Les différentes applications proposées devraient être compatibles pour pouvoir perdurer. Parmi les principaux freins au lancement du « m-paiement », on peut citer l’absence d’accord sur les aspects réglementaires (règlements des litiges éventuels entre débiteur, créditeur, rétribution des intervenants tiers, assurance, etc.), techniques (normalisation internationale) et tarifaires (prix pour l’utilisateur). Tous les cabinets d’experts revoient à la baisse leurs prévisions à cinq ans : le décollage du « m-paiement » se fait désirer. Le mobile deviendra un moyen de paiement complémentaire, limité à certains marchés horizontaux de faible valeur: Juniper Research évoque à ce propos une croissance mondiale quadruple de ces transactions mobiles, pour atteindre un montant de 1 300 milliards de dollars en 2017. Le sans contact est encore mal connu du grand public et les processus doivent être rendus plus simples, plus intuitifs et mieux sécurisés.

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