L’Estonie améliore son programme national de cartes d’identité électroniques

La revue The Economist rappelle avec raison que les fondateurs de l’Internet, des universitaires et des chercheurs pour la plupart, ont fait reposer l’identité des utilisateurs de l’Internet sur la confiance mutuelle. Aujourd’hui, il s’avère que l’absence d’identification sécurisée constitue une entrave au développement du e-commerce et de la fourniture de services publics en ligne. La question se pose à chacun de savoir comment prouver sa propre identité.

La norme appelée OpenID Connect, conçue par une fondation internationale à but non lucratif, a été lancé cette année, complétée par le service complémentaire Mobile Connect, offert par les exploitants de téléphonie mobile. Ainsi, les identités de toutes sortes devraient pouvoir  être authentifiées à partir des smartphones.  Mais qui peut garantir la réalité de cette identification proclamée ? L’employeur ? La banque ou un réseau social comme Facebook, Google, Twitter ? Qui peut garantir la valeur d’un pseudonyme ?

Les Estoniens sont des citoyens qui ont le sens pratique. Au nombre de 1,4 million, ils ont décidé que depuis la naissance, chaque citoyen est enregistré et bénéficie à 15 ans d’une carte d’identité électronique, utilisable pour les soins de santé, les services bancaires électroniques et les commerces, les contrats et le transport, le vote citoyen et le chiffrement des courriels. Au total, l’État estonien offre 600 e-services à ses citoyens et il en propose 2 400 aux entreprises.

Le chiffrement du système d’identité utilise une technique lourde à deux codes (l’un pour l’authentification qui révèle le titulaire et l’autre pour l’autorisation ou la signature de documents ou de paiements). Seul un minimum de données privées figure sur la carte d’identité. En plus d’une décennie, aucune faille de sécurité n’a été signalée.

L’Estonie envisage délivrer des cartes d’identité à des «Estoniens satellites», c’est-à-dire à l’intetion des non-résidents en Estonie. La carte sera émise, ou son équivalent virtuel, sur un module de la carte SIM du smartphone. Cette expérience d’ouverture aux non résidants pourrait être mise à profit par l’Union européenne, puisque les États membres seront bientôt invités à accepter les identifications numériques de tous les citoyens européens.  Voir aussi  www.economist.com/ www.gsma.com/ http://openid.net/connect/

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