L’Internet des Objets à la ferme

L’Internet se met au vert et propose une palette services, avec une place de marché, une plateforme de cofinancement, des capteurs, un système d’exploitation et un village agricole numérique.

Le site Agriconomie est un site marchand qui commercialise de l’engrais, des semences et des pièces de matériel agricole. Créée en 2014, il affiche un volume d’affaires mensuel d’un million d’euros. Ce métier n’est pas d’acheter et de stocker, mais d’apporter des services. Nos 400 transporteurs partenaires permettent de livrer partout en France et l’algorithme logistique affiche les prix transport compris. Agriconomie a aussi développé un algorithme prédictif sur trois marchés qui fluctuent en permanence : engrais, semences et fioul.

Le site MonPotager a été ouvert à la fin 2013 à Lyon et à Paris. Ses clients, des citadins, créent leur parcelle virtuelle et choisissent plusieurs variétés à faire pousser. Chaque parcelle est associée à un producteur local, qui plante réellement ces fruits et légumes. L’utilisateur reçoit des photos et vidéos prises par les équipes de MonPotager au cours de leur croissance, ainsi que des informations fournies par le producteur. Finalement, celui-ci divise ses récoltes par le nombre de clients et remplit les garde-mangers virtuels. Les utilisateurs ont le choix de se faire livrer ou d’en troquer tout ou partie contre des « patates » (la monnaie virtuelle du site). La start-up compte actuellement 1 500 clients actifs sur 20 000 inscrits et prévoit de monter à 5 000 clients actifs et 70 000 inscrits fin 2016. Les producteurs ont la possibilité d’élever leurs prix de 15%, ou de vendre avant d’avoir les produits. Les consommateurs sont impliqués dans le cycle de vie des fruits et légumes et apprennent les bienfaits de l’agriculture raisonnée,

La plateforme Miimosa est centrée sur le financement participatif du monde agricole. Lancée en novembre 2014, elle a collecté un million d’euros depuis sa création et accompagné 200 porteurs de projets. Miimosa développe des liens avec les collectivités. Cette année, la plateforme devrait permettre d’injecter 3 millions d’euros dans 700 projets, portés à 80% par des agriculteurs et à 20% par des petites entreprises agroalimentaires.

Des capteurs Weenat plantés dans le sol relèvent cinq types de données : température de l’air, hygrométrie, pluviométrie, température du sol et tensiométrie. Ces capteurs disposent d’une autonomie de cinq ans. Les données sont envoyées vers le réseau Sigfox qui les retransmet à Weenat, lequel les affiche dans l’application Web et mobile qu’il met à disposition de ses clients agriculteurs. Un outil d’aide à la décision permet aussi aux exploitants d’optimiser leurs ressources et leur temps (meilleur moment pour semer, anticipation des stades de croissance pour prévoir la récolte). Les capteurs bénéficieront par ailleurs bientôt de nouvelles fonctionnalités, notamment pour mesurer le vent. Basée à Lille et à Nantes, Weenat commercialise ses capteurs entre 400 et 600 euros pièce. Elle se rémunère également en louant 180 euros par an l’accès à sa plateforme.

Le logiciel libre Ekylibre regroupe tous les volets de la gestion d’une exploitation agricole : gestion des tiers, comptabilité, achats, ventes, stocks et traçabilité. Ce système d’exploitation agricole limite au maximum les saisies manuelles, que ce soit pour mesurer les pulvérisations, pour déclarer la TVA, ou les naissances dans les élevages. L’objectif consiste à atteindre le « zéro saisie de données » pour l’agriculteur et à réduire sa charge administrative de 800 à 100 heures par an. Voir aussi www.journaldunet.com/

© 2015 Strategies Telecoms & Multimedia | Contact |  -