Mot de passe : « Je t’aime », ou l’identification à partir des battements du cœur !

Les amoureux célébrés par la littérature ont souvent témoigné du caractère unique de leur passion. Roméo ne connaît que Juliette et il aurait même capable de l’identifier au milieu de mille jeunes filles. La science d’aujourd’hui explique la raison de cette aimantation amoureuse, car, tout simplement, nos battements de cœur sont uniques et peuvent servir à nous identifier.

Plus généralement, comme le savent les amoureux fidèles et sincères, les empreintes digitales, le timbre de la voix, les iris des yeux et probablement n’importe quelle partie du corps peut être utilisée pour l’authentification biométrique et servir à prouver son identité.

Aussi, selon les travaux de recherche récents de l’Université d’Etat de New York-Binghamton, pour accéder à son téléphone cellulaire, à son compte bancaire ou ouvrir la porte d’entrée, la biométrie ajoute les battements de cœur à la liste de tous les moyens classiques d’identification.

Comme les dispositifs de santé portables qui surveillent tout de la tension artérielle à la fréquence respiratoire deviennent de plus en plus utilisés, il faut pouvoir transmettre les données de santé électroniquement aux laboratoires de santé.

Au cours du processus de transmission de données, le contenu du message est vulnérable aux cyberattaques, ce qui peut nuire aux données médicales des utilisateurs.
Comme les dispositifs mobiles de santé permettent de recueillir l’électrocardiogramme (ECG) du patient, ces données de battement cardiaque peuvent être réutilisées pour participer à renforcer le niveau de sécurité. Ce moyen présente l’avantage d’être relativement bon marché et de consommer moins d’énergie, ce qui est important lorsqu’on travaille avec des dispositifs à faible consommation d’énergie.

Bien que le rythme cardiaque puisse s’accélérer ou se ralentir, l’ECG a une signature unique, tout comme une empreinte digitale, basée sur la structure du cœur lui-même. Mais ces motifs uniques sont également modifiables, car l’ECG d’une personne change avec son activité physique, ses états mentaux (comme le stress), l’âge et d’autres facteurs. Une étude est en cours afin d’obtenir de meilleurs algorithmes pour atténuer ces influences et rendre le chiffrement à base d’ECG plus robuste et résistant à ces variabilités.

La télémédecine, qui est en plein essor, pourrait utiliser cette technologie pour sécuriser les données médicales vulnérables. Ainsi, un jour bientôt, vos battements de cœur rejoindront vos empreintes digitales, le regard des « yeux révolver » ou celui des yeux langoureux, comme encore bien d’autres clés dans un monde où le nombre de serrures est en croissance constante. Voir aussi www.smithsonianmag.com/

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