Pour ou contre la fermeture de l’accès au Dark Net ?

Selon un nouveau sondage Ipsos effectué dans 24 pays et commandé par le Centre pour la gouvernance internationale et l’innovation (CIGI), 70 % des citoyens souhaiteraient la fermeture de l’accès au «Dark Net».

Le Dark Net est une zone de l’Internet accessible de façon anonyme uniquement à l’aide de navigateurs spécifiques. Ce domaine est utilisé par les pirates et les vendeurs de produits ou services illégaux dans le cadre du commerce des armes, de stupéfiants ou d’images pornographiques d’enfants.

Parallèlement, les journalistes, les militants des droits de l’homme, les dissidents et les lanceurs d’alerte peuvent utiliser ce procédé pour se mobiliser contre la répression, exercer leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et de faire la lumière sur la corruption.

Un chaos permanent d’opinions persiste à propos de cet espace. Sept personnes sur 10 souhaiteraient la fermeture du Dark Net, mais 3 personnes sur 10 estiment qu’il devrait continuer à exister, pour des raisons propres au respect de la vie privée et face aux inquiétudes sur la surveillance, la censure et le contrôle du gouvernement. En d’autres mots, le Dark Net offre un moyen de contourner la censure et la surveillance. En effet, les Internautes font de moins en moins confiance dans l’Internet.

L’enquête montre également que les résultats du sondage dépendent du pays de résidence, l’Indonésie (85%) et l’Inde (82%) étant les pays les plus enclins à souhaiter la disparition du Dark Net. A la différence, le Japon (63%), le Nigeria (62%), Hong Kong (62%), le Kenya (61%), la Corée du Sud (61%) et la Suède (61%) présentent les taux les plus faibles. Voir également www.cellular-news.com/

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