Transfert de fonds électroniques dans les pays en développement

Avec le rythme rapide du développement technologique et l’amélioration de l’expérience numérique, les transferts électroniques à l’échelle mondiale sont en cours d’adoption à un rythme rapide. Le Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (CGAP), un centre de politique et de recherche indépendant dédié à l’avancement de l’accès financier pour les pauvres du monde, a examiné l’augmentation des transferts électroniques et les risques associés à l’inclusion financière dans les pays en développement. Selon le CGAP, la valeur des transferts électroniques via les cartes de débit ou de portefeuilles électroniques devrait tripler entre 2010 et 2017 et atteindre les 194 milliards de dollars.

Les transferts électroniques sont efficaces et permettent des opérations rapides, pratiques avec un taux de perte réduit, et plus de sécurité. Les transactions électroniques favorisent l’inclusion financière quand ils sont liés à des comptes bancaires ou des portefeuilles mobiles. Ils permettent aux utilisateurs de réaliser des économies et d’avoir une meilleure chance de maintenir le bien-être dans les moments difficiles. Cependant, les données réelles démontrent que la plupart des bénéficiaires retirent la totalité de leur paiement en une seule fois et n’utilisent pas le compte jusqu’au prochain transfert.

Les transferts électroniques d’argent dans les pays en développement concernent surtout la population qui vit dans des endroits éloignés. Dans ces endroits, les réseaux mobiles peuvent présenter des problèmes de connectivité réseau et des erreurs dans les transactions. Des expériences insatisfaisantes sont susceptibles de décourager les utilisateurs.

Un transfert de fonds en une seule journée crée une forte pression sur le point d’accès du fait des exigences de liquidité, surtout dans les endroits isolés. Les bénéficiaires sont obligés de revenir le lendemain si le point d’accès ne dispose pas de fonds suffisants, ce qui mine la confiance dans le système. L’expérience utilisateur est particulièrement importante lorsque la population manque de connaissance financière, qui est souvent le cas dans les pays en développement. La nécessité de demander de l’aide à un professionnel, le risque d’être accusé de fraude et la répétition d’erreurs peuvent réduire la confiance, même dans le système de soutien.

Les bénéficiaires ne connaissent pas les frais associés aux transferts de fonds. En conséquence, ils sont vulnérables à un traitement inéquitable et à la fraude. Selon le CGAP, au Kenya, 62 % des bénéficiaires ne savaient pas qu’il y avait des frais de transaction pour chacun des retraits. Au Ghana, 80% ne connaissaient pas le montant de leur paiement. Les sondages effectués montrent qu’il y a de grands risques dans la gestion des paiements électroniques dans les pays en développement. Comme les utilisateurs ne sont pas conscients des frais et du montant des honoraires, les intermédiaires peuvent profiter d’eux et, par conséquent, augmenter les coûts associés aux services de paiements électroniques. En conséquence, les utilisateurs peuvent se détourner des paiements numériques qu’ils peuvent considérer comme coûteux et risqués. Voir aussi http://letstalkpayments.com/

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